Submergeante, forcément: cinquante années d'effeverscence littéraire, le sujet vous déborde, vous captive & vous engloutit, des flots & des flots de livres, tant de connaissances à absorber... Pétillon a la grâce du commentateur selon mon coeur: érudit sans être pédant, ouvert d'esprit (il connaît aussi bien la science-fiction que le reste de la littérature), équilibrant l'approche biographiste & la critique immanente, tout en sachant écrire — belle plume, l'animal! Et toujours cet élan: la volonté de convaincre le lecteur, de lui faire partager en un instantané les plaisirs de lecture & la curiosité intellectuelle. C'est également pour cela que je lis Pétillon, bien sûr: comme une leçon de ce qu'il faut faire en matière de commentaire littéraire. J'espère y apprendre, un peu plus, cet art qui me plaît tant d'une sorte de critique littéraire panoramique — ni chronique d'actualité ni analyse pointue, mais survol gourmand & éclairant d'un domaine ou d'un auteur...
Quant à la littérature américaine moderne, il s'agit finalement d'un sujet que je connais assez peu — en apprendre plus ne saurait me faire du mal.
Rien à voir: David Calvo est fou, ça on le savait. Mais à ce point? Ça promet d'être grave... :-)
